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Nucléaire

Question 7. La catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon a démontré que le rayon des plans d’urgence de 10 km autour des centrales nucléaires françaises est largement insuffisant. Crest se situe au centre de trois installations nucléaires importantes (Cruas à 25 km, FBFC à Romans à 35 km et Tricastin à 50 km) mais ne fait pourtant partie d’aucun dispositif de l’Etat. Vous engagez-vous à intégrer le risque nucléaire dans le DICRIM (Dossier d’information communal sur les risques majeurs) et dans le PCS (Plan Communal de Sauvegarde) ?

Réponse de la liste L’Alternative pour Crest

Crest n’est pas dans le dispositif pour le moment; cependant les risques existent bel et bien : trains de déchets nucléaires, silos à côté des HLM, gazoduc (risques AZF à ne pas exclure) et proximité de 3 sources potentiellement dangereuses (fréquence de vents aux trajectoires changeantes notamment).

L’OBJET DU PLAN COMMUNAL DE SAUVEGARDE

Le PCS définit les bases d’un dispositif opérationnel dont l’objectif n’est pas de tout prévoir mais d’identifier, et d’organiser par anticipation les principales fonctions, missions et actions de chacun, pour faire face à toute situation de crise.

Dans ce cadre, le PCS :
– ne modifie pas les bases juridiques du partage de compétence entre le maire et le préfet pour la direction des opérations de secours,
– constitue le maillon local de l’organisation de la sauvegarde des biens et des personnes,
– doit permettre de gérer les différentes phases d’un événement de sécurité civile : l’urgence (outil réflexe), la post-urgence (outil support), et le retour à la normale.
Pour répondre précisément à cette question, il faut connaître précisément le PCS de Crest. Il semblerait, d’après la question, que Crest ne fasse partie d’aucun dispositif, notamment au regard du nouveau plan « Accident nucléaire ou radiologique majeur ».

Crest doit bénéficier d’un plan d’information, d’alerte et de protection de sa population. Si ces éléments sont effectivement absents, les élus doivent obtenir des autorités administratives (Ministère de l’Intérieur, Protection civile, Préfet), que cet état de fait soit reconnu. Dans le cas contraire, le Maire prendra l’initiative d’inclure dans « son » Plan Communal de Sauvegarde, les éléments propres à informer, alerter et protéger ses administrés, tout en informant les autorités qui ne sauraient ignorer cette initiative.
En tout logique, il nous semble qu’il convient d’intégrer le risque nucléaire au DICRIM et d’en envisager les conséquences dans nos différents plans d’actions.

Réponse de la liste Le Mistral Crestois

Nous étudierons cette question et ses conséquences. Nous sommes conscients de la proximité géographique de notre ville avec les installations nucléaires, notament de la centrale de Cruas. Cet état de fait doit être pris en compte dans l’organisation de notre collectivité. Nous aurons une attention particulière quant à la prévention de ces risques, dans une démarche de transparence et de nécessaire information des citoyens.

Réponse idéale des 15 organisations

Nous attendons de la mairie de Crest quʼelle sʼengage à intégrer le risque nucléaire dans le DICRIM (Dossier dʼinformation communal sur les risques majeurs) et dans le PCS (Plan Communal de Sauvegarde) de la ville de Crest et quʼelle incite les pouvoirs publics à organiser des campagnes de sensibilisation sur le risque nucléaire, et à organiser des exercices de simulation d’accident nucléaire dans notre vallée.